Nos interventions sur les toits bordelais
Couverture et zinguerie, de la tuile à remplacer à la toiture à refaire : le détail de chaque prestation se trouve sur sa propre page.
- Recherche de fuite : l’eau peut venir d’un chéneau percé ou d’un raccord contre la maison voisine autant que des tuiles. On suit le trajet de l’eau jusqu’à sa source avant de réparer. Voir recherche de fuite.
- Réparation : tuile fendue ou déplacée, faîtage dont le mortier lâche, solin abîmé contre un mur mitoyen. Voir réparation de toiture.
- Démoussage et nettoyage : les versants à l’ombre des jardins clos de murs verdissent vite. Méthode et bon moment sur la page démoussage de toiture.
- Gouttières et chéneaux en PVC, en aluminium ou en zinc, selon ce que permet votre secteur. Voir changement de gouttières.
- Isolation des combles perdus et des rampants : bien faite, elle laisse respirer la couverture. Voir isolation de toiture.
- Et aussi : rénovation et réfection complètes, zinguerie, pose de fenêtres de toit, étanchéité des toits-terrasses.

Tuile canal, ardoise ou zinc : quel toit avez-vous ?
À Bordeaux, l’époque de construction annonce le plus souvent le matériau du toit. Le connaître aide à savoir ce qui est permis et ce qui se répare à l’identique. Voici les principaux cas, d’après le règlement du secteur sauvegardé et la fiche du CAUE de la Gironde consacrée à l’échoppe.
| Bâti | Couverture d’origine | Point d’attention |
|---|---|---|
| Échoppe, construite entre 1850 et 1930 | Tuiles canal girondines, faîtage parallèle à la rue | Chéneau en zinc côté rue, raccords contre les murs mitoyens |
| Bâti ancien à faible pente, jusqu’au XIXe siècle | Tuile canal dite de Gironde, rouge orangé d’aspect vieilli | Même pente et même matériau côté rue et côté cour |
| Édifice construit à partir du milieu du XIXe siècle | Tuile de Marseille, plate à emboîtement | Remplacement tuile par tuile, au même modèle |
| Comble à la Mansart | Ardoise naturelle sur le brisis, tuile canal sur le terrasson | Ardoises glissées, jonction entre brisis et terrasson |
| Construction récente à toit plat | Toiture-terrasse étanchée, parfois végétalisée | Relevés d’étanchéité et évacuations des eaux pluviales |
Échoppe bordelaise : les points faibles de sa toiture
Bâtie entre 1850 et 1930, l’échoppe s’aligne sur la rue et partage ses murs avec ses voisines. Son toit de tuiles canal, à pans réguliers ou dissymétriques, a un faîtage parallèle à la rue. Peu élevé, il semble simple à entretenir ; il a pourtant ses points faibles :
- le chéneau, généralement en zinc, qui fait la jonction entre la corniche et la couverture : encombré de feuilles ou percé, il déborde et l’eau ruisselle sur la façade en pierre ;
- les tuiles de couvrant, posées à cheval sur les tuiles de courant : qu’une seule bouge, et la pluie trouve un passage. Or, selon Météo-France, le vent souffle en rafales de 58 km/h et plus pendant 36 jours d’une année moyenne à Bordeaux-Mérignac ;
- les raccords contre les murs mitoyens, où un solin fissuré laisse l’eau descendre dans la maçonnerie ;
- le versant côté jardin, invisible depuis la rue, que l’on oublie jusqu’à la première auréole au plafond.
Un coup d’œil après chaque coup de vent et un chéneau dégagé chaque automne évitent bien des dégâts à l’intérieur.

Des toits centenaires, à ménager plutôt qu’à remplacer
Le bâti bordelais est ancien : d’après l’Insee, plus de 10 000 maisons habitées à l’année ont été achevées avant 1919, et plus de 7 500 de 1919 à 1945. Leurs toits s’usent souvent aux mêmes endroits :
- le mortier qui scelle le faîtage et les rives se délite ;
- le zinc des chéneaux et des noues finit par se percer ;
- des tuiles deviennent poreuses, ou se fendent avec le gel ;
- liteaux et voliges fatiguent sous une humidité ancienne.
Un toit centenaire ne se refait pas forcément d’un bloc. Un diagnostic sérieux trie ce qui se répare, ce qui se remplace et ce qui peut attendre. Les tuiles canal en bon état se remettent en place : le toit garde son aspect, ce qui aide aussi à respecter les règles du secteur.
Centre classé, Ville de pierre : les règles à connaître
Bordeaux, port de la Lune, figure depuis 2007 sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco : le périmètre inscrit couvre presque toute la ville historique comprise à l’intérieur des boulevards. Hors Paris, aucune ville française ne compte autant de bâtiments protégés. Leur protection combine plusieurs outils, des abords des 356 monuments historiques au PLU de Bordeaux Métropole.
Dans le secteur sauvegardé
Créé en 1967 sur 147,5 hectares et devenu site patrimonial remarquable, il englobe notamment les Quinconces, la place Gambetta, Saint-Pierre, le secteur de l’hôtel de ville, une partie de Saint-Michel et les quais. Son règlement, le plan de sauvegarde et de mise en valeur, soumet tous les travaux qui modifient l’état d’un immeuble à une autorisation, délivrée avec l’accord de l’architecte des Bâtiments de France. Pour le toit d’un immeuble existant, il prévoit notamment :
- des tuiles en terre cuite rouge orangé d’aspect vieilli, des ardoises naturelles, du zinc naturel ou prépatiné ;
- des gouttières et des chéneaux en zinc ou en cuivre, à l’exclusion de tout autre matériau ;
- des fenêtres de toit de petite taille, côté cour uniquement ;
- aucun panneau photovoltaïque.
Dans le reste de la ville
Une construction protégée par le PLU obéit à des règles strictes, que les travaux se voient ou non depuis la rue : le versant côté jardin compte autant que la façade. Pour les échoppes, le CAUE de la Gironde rappelle aussi la réglementation « Ville de pierre ». Avant de fixer une date, interrogez les services instructeurs de la Cité municipale, rue Claude-Bonnier : notre devis détaillé, matériau par matériau, vous servira pour le dossier.

Un chantier en pleine ville, ça se prépare
Échoppes et immeubles anciens sont bâtis à l’alignement de la rue : échafaudage, benne et camion de matériaux se retrouvent souvent sur le trottoir. À Bordeaux, toute occupation de l’espace public pour des travaux exige une autorisation de la Ville, à demander en ligne trois semaines avant le début du chantier, avec les documents d’urbanisme si le projet y est soumis. Une taxe s’applique, selon la surface occupée et la durée.
Le déroulé habituel d’un chantier bordelais :
- Visite et devis gratuit : nous regardons la toiture et détaillons chaque poste.
- Autorisations : déclaration préalable si les travaux modifient l’aspect du toit, instruite en un mois en général et en deux mois en secteur protégé, puis occupation du trottoir.
- Chantier, à une date fixée selon la météo et les accords obtenus.

Un devis pour votre toit, sans engagement
Tuile tombée sur le trottoir, infiltration après une bourrasque ? Appelez le 05 33 06 26 09, même un dimanche. Pour un projet, présentez-nous votre toit (échoppe, immeuble, toit-terrasse) et votre adresse en remplissant notre demande de devis gratuit. Vous recevrez un chiffrage détaillé, sans engagement.












